Nutrition Thérapeutique du Cheptel Laitier

Nombre de produits nutritionnels et de stratégies de management de l’alimentation peuvent être utilisés comme traitement de différents troubles métaboliques et maladies infectieuses.
Nutrition Thérapeutique du Cheptel Laitier - Articles

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Introduction

Nombre de produits nutritionnels et de stratégies de management de l'alimentation peuvent être utilisés comme traitement de différents troubles métaboliques et maladies infectieuses. Une nutrition adaptée peut minimiser l'incidence et aider au contrôle des désordres métaboliques, infectieux, et de la reproduction dans des troupeaux laitiers. Ce dossier d'information pratique présente des sujets sur les tests cliniques, la thérapie curative, et la prévention des désordres communs affectant le bétail laitier. Il doit être noté que les infections peuvent compliquer une situation et peuvent être le premier facteur de désordres qui apparaissent être entièrement de nature métabolique.

Il y a plusieurs indicateurs lorsqu'un problème métabolique existe. Considérer les éléments suivants lors de l'évaluation d'un troupeau:

  1. Incidence anormalement haute des troubles métaboliques. Habituellement, une incidence supérieure à 10-15% dans un troupeau est considérée comme un problème.
  2. Incidence croissante des maladies infectieuses et faible réponse des animaux à la vaccination.
  3. Apparition supérieure à la normale de chaleurs faibles ou silencieuses et faibles taux de conception.
  4. Teneur en matière grasse du lait (taux butyreux) qui dévie de plus de 3 g sur la moyenne du troupeau selon la saison de l'année.
  5. Teneur en matière protéique du lait (taux protéique) qui dévie de plus de 2 g sur la moyenne du troupeau selon la saison de l'année.
  6. Incidence élevée d'odeurs indésirables dans le lait, spécialement odeur rance, oxydée ou cartonnée du lait, et goût malté ou de malpropreté du lait.
  7. Chute excessive de la production laitière, échec pour atteindre une production élevée durant le pic de lactation, et généralement production plus faible que ce que la nutrition et la génétique pourrait garantir.
  8. Plus de 10% du troupeau est classé dans des catégories extrêmes de note d'état corporel. Cela serait basé sur 5 points d'une échelle allant de 1 = très maigre à 5 = obèse.
  9. Chute d'ingestion de matière sèche pour le troupeau entier, ou pour certains lots de vaches en lactation.

Il y a différentes fiches et publications disponibles à Penn State qui fournissent plus de détails sur différents troubles présentés ici. Elles incluent:

Blocages Alimentaires

A - Tests cliniques:

  1. Le niveau des corps cétoniques peut être contrôlé sur des animaux individuels. Il est recommandé de vérifier les corps cétoniques du lait, plutôt que ceux de l'urine. Le test dans l'urine est quelque peu trop sensible pour le diagnostic. Le test dans le lait est plus traditionnel, mais plus précis pour indiquer quand il peut y avoir un problème.
  2. Tous les aliments ensilés et l'eau devraient être testés pour le pH. L'eau devrait également être testée pour la flore totale et pour les bactéries coliformes totales.
  3. Une exploration des mycotoxines doit être réalisée sur des éléments constitutifs de la ration, ou sur la ration complète, spécialement lorsque les vaches montrent des diarrhées hémorragiques, des cycles estriens irréguliers et un bas taux de conception.
  4. Examiner précisément les animaux présentant un blocage pour les signes de maladies respiratoires bovines. Pour les vaches laitières adultes, les symptômes peuvent être limités à une augmentation modérée de température et du rythme respiratoire. Envisager la sérologie pour l'IBR, le BVD, RSV et PI3 et ou une aspiration trans-trachéale pour culture bactérienne.
  5. S'il s'agit d'un problème de troupeau, un profil métabolique peut être requis. Un groupe représentatif de vaches en début de tarissement, de vaches en préparation et de vaches vêlées de plus de 3 semaines est suggéré. Les tests à inclure seraient un comptage différentiel des globules blancs sanguins, minéraux du sérum, fibrinogène et dans les cas chroniques: l'arginase (indication possible de dommages hépatiques). Des niveaux élevés de globules blancs sont souvent associés à des infections chroniques ou à de la leucose. De façon anormale, des comptages de globules blancs bas peuvent être trouvés quelquefois pour des animaux ayant une infection précise et des infections virales. Le fibrinogène est généralement élevé pour des animaux avec des inflammations provenant d'abcès, de néoplasie (tumeur), péritonites, salmonelles ou fractures.

B - Traitement:

  1. Il y a différents additifs alimentaires qui peuvent être administrés. Ils incluent des bolus de vitamines du groupe B, ou 55 à 110 g de culture de levures de bière séchées ou 110 g de levures de bière vivantes durant 5 à 10 jours, où de 3 à 6 grammes par jour d'Aspergillus Oryzae durant 5 à 10 jours ou bien d'alimenter avec du bicarbonate de sodium.
  2. Encourager la prise de fourrages inhabituels pour les animaux qui ont eu un blocage alimentaire sévère durant plusieurs jours. Ces articles incluent différents fourrages tels que le foin de pré, la paille, l'aliment veau 1° âge ou des céréales. Dans tous les cas favoriser une prise de fourrages plus importante que les concentrés.
  3. Utiliser des sources de protéines by-pass ou des acides aminés protégés.
  4. Surveiller les surinfections et inflammations.
  5. Prendre en compte un traitement curatif de la cétose (voir paragraphe suivant).

C - Prévention:

  1. Equilibrer la ration avec un accent particulier sur la M.A.T, la prise d'azote fermentescible, la prise de protéines non fermentescibles, le fourrage et le N.D.F total, le calcium, magnésium, sodium, chlore à la fois pour les vaches taries et les vaches en lactation. Maintenir un équilibre minéral adapté durant la période sèche.
  2. Eviter la sur-distribution de concentré pour les vaches taries et les vaches en tout début de lactation. Dans des troupeaux nourris de façon conventionnelle, augmenter progressivement les concentrés équivalents à 1% du poids vif de la vache vêlée. Dans les troupeaux alimentés en ration complète, les vaches fraiches vêlées ne devraient pas recevoir plus de 50 à 55% de M.S sous forme de concentré.
  3. Conserver le bicarbonate de sodium dans la ration des vaches en lactation, tout spécialement pour les vaches en début de lactation.
  4. Alimenter à volonté avec des fourrages de bonne qualité durant la première et la deuxième semaine après le vêlage. Eviter ou réduire les quantités de fourrages anormalement fermentés de deux semaines avant le vêlage jusqu'à 8 semaines après. Améliorer la qualité du fourrage de deux à 4 semaines avant le vêlage, si un fourrage peu digestible est distribué durant la période de début de tarissement. Vérifier et contrôler la prise de fourrages et la taille des particules de la ration.
  5. Administrer des bolus riches en calcium (75 g de carbonate de calcium au total) aussi vite que possible après vêlage et dans les 8 heures après la mise bas.
  6. Echantillonner et analyser la ration totale mélangée pour les vaches taries et le groupe des fraiches vêlées et comparer aux spécifications programmées. Vérifier les paramètres d'alimentation en contrôle de routine.
  7. Vérifier la qualité de l'eau pour les contaminations bactériennes importantes, le pH et les nitrates.
  8. Vérifier que les vaches n'ont pas accès à des quantités excessives de glands, pommes, maïs ensilage fraichement haché, plantes toxiques et fourrages en train de chauffer.

Cetose

A - Tests cliniques:

Les tests cliniques curatifs sont les mêmes que ceux listés dans la section blocage alimentaires. Les troupeaux avec une grande incidence de la cétose peuvent aussi voir des complications par une évolution infectieuse. Il a été mis en évidence également à la fois un niveau d'ingestion azotée trop haut ou trop bas pour ces problèmes particuliers de troupeaux.

B - Traitement:

Les traitements curatifs seraient très similaires à ceux listés sous la section « conditions de blocages alimentaires ».

  1. Fournir 225 à 325 g de mono-propylène glycol par jour durant plusieurs jours.
  2. Administrer oralement 12 g de niacine quotidiennement durant une à deux semaines.
  3. Administrer par voie parentérale de 1 à 6 mg de vitamine B12.

C - Prévention:

Les étapes préventives ou les précautions supplémentaires à ce qui est listé dans la section « blocages alimentaires » incluent:

  1. Eviter l'obésité ou les notes d'état corporel supérieures à 4 (échelle de 1 à 5) pour les vaches taries et les génisses amouillantes.
  2. Fournir 6 g de niacine oralement quotidiennement de 2 à 4 semaines avant la date présumée de vêlage et continuer de 90 à 120 jours postpartum.
  3. Eviter les changements brutaux de la nature physique des aliments dans la ration.

Fievres de Lait

A - Tests cliniques:

  1. Il est recommandé de prendre un échantillon de sang sur 4 à 7 vaches, et de tous les cas cliniques avant traitement. Les paramètres importants à inclure dans le profil sont les minéraux sériques, le volume de globules rouges, le comptage des globules blancs avec typage et l'urée du sang. Lors d'un problème de troupeau important, envisager le sélénium et la vitamine E. Il est important de déterminer si la fièvre de lait est compliquée par un statut magnésien bas. Lors des fièvres de lait classiques, le magnésium est élevé.
  2. Si une vache ne répond pas à la thérapie de la fièvre de lait, échantillonner du lait des 4 quartiers.
  3. Si une vache couchée est autopsiée, rechercher la maladie du muscle blanc et les calcifications cardiaques, les fractures multiples des membres chez les génisses d'élevage et la compression ou la blessure de la moelle épinière.

B - Traitements de soutien (en utiliser un parmi les suivants):

  1. Utiliser du borogluconate de calcium pur lors du premier traitement pour minimiser l'incidence des cas de récidives.
  2. Administrer des bolus riches en calcium (environ 75 g de carbonate de calcium) aussi vite que possible après vêlage et dans les huit heures du départ en lactation, ou administrer une pâte de calcium en faisant attention à respecter les recommandations et directives du fabriquant.
  3. Pour les vaches couchées qui ne répondent pas au traitement, donner un drenchage de 0.9 kg de sels d'Epsom (Mg SO4) dans 3.8 litres d'eau. Cela éliminera parfois les toxines du tractus gastro-intestinal inférieur et permettra à la vache de se remettre debout en l'espace de 2 à 4 heures.
  4. Injecter en intramusculaire 10 millions d'unité de vitamine D3 dans une forme soluble dans l'eau, hautement cristalline entre 24 et 48 H du vêlage présumé. Ne pas répéter cette dose dans l'espace des 10 jours si la vache ne vêle pas. Utiliser 3 millions d'unités dans une seconde dose.
  5. Alimenter avec 100 g de chlorure d'ammonium par jour en commençant pas moins de 48 h avant et continuant au moins 48 H après la mise bas. Le chlorure d'ammonium devrait être mélangé à un concentré ou toute autre nourriture consommée rapidement. Cette thérapie est particulièrement adaptée si un pH élevé du rumen est suspecté. Vérifier rapidement l'urine.

C - Prévention:

  1. Alimenter une ration équilibrée tout au long du début du tarissement et de la période préparation. Eviter les prises alimentaires basses ou élevées de calcium, satisfaire les besoins en magnésium, potassium et sélénium. Les vaches taries devraient recevoir entre 15000 et 25000 unités de vitamine D3 par jour. Une prise maximum de 50 000 unités par tête et par jour devrait être utilisée pour toutes les vaches.
  2. Vérifier le management de l'alimentation, spécialement si les animaux ont un accès en libre service à des fourrages et des minéraux. Les animaux devraient être rationnés pour tous les fourrages, concentrés et minéraux.
  3. Limiter la prise du concentré à un maximum de 0.5 à 0.8% du poids vif durant les 2 à 4 dernières semaines précédant le vêlage.
  4. Si la fièvre de lait est un problème de troupeau, alimenter alors avec une ration anionique ou acidifiée peut aider dans le contrôle et la prévention. Les sels anioniques doivent être distribués dans une ration complète et les vaches taries devraient les recevoir au moins 3 à 4 semaines avant la date présumée du vêlage. Le pH de l'urine doit être contrôlé pour aider à piloter l'efficacité de la ration anionique. Le pH de l'urine d'une ration anionique (< 0 mEq/100 g) devrait être entre 6.5 et 5.5.

Tetanie d'Herbage

A - Tests cliniques:

  1. Un profil métabolique sanguin devrait inclure les minéraux sériques. Si des morts soudaines apparaissent, le sélénium et la vitamine E doivent être ajoutés.
  2. Vérifier la maladie du muscle blanc et les fractures multiples des membres dans le cheptel de renouvellement si un animal est autopsié.

B - Traitement:

  1. 60 g d'oxyde de magnésium doivent être donnés oralement quotidiennement par vache.
  2. Le sel d'Epsom (Mg SO4) peut être donné oralement à raison de 0.9 kg dans 3.8 litres d'eau.

C - Prévention:

  1. La prise adéquate du minéral, évitant tant les carences que les excès, doit être maintenue pour le calcium, le phosphore, le magnésium, le potassium, le cuivre et le sel.
  2. S'il y a une implication de la maladie du muscle blanc, vérifier la prise de sélénium et de vitamine E. S'il y a des fractures multiples des membres ou une calcification cardiaque, vérifier une prise adéquate de vitamine D.

Deplacement de Caillette

A - Tests cliniques:

  1. Vérifier le pH de l'urine et des fèces. Pour une vache normale, le pH des bouses doit être compris entre 6.5 et 7.1 avec la plupart des animaux tombant dans la plage 6.6 à 6.8. Le pH de l'urine pour les vaches taries sans ration anionique oscille généralement entre 7 et 8.
  2. Vérifier les fourrages, les concentrés et/ou la ration complète pour les mycotoxines.

B - Traitement:

  1. Le traitement doit être similaire aux articles énoncés pour le paragraphe des blocages alimentaires et cétose.

C - Prévention:

  1. Eviter l'acidose apparaissant par suralimentation en concentrés et sous-alimentation en fourrages. Evaluer les rations pour leur teneur en fourrages, NDF total et hydrates de carbones non structuraux ( « = amidon + sucres » ). Prendre en considération leurs niveaux aussi bien que la façon dont les aliments ont été récoltés.
  2. Eviter l'apparition d'alcalose due à une prise excessive de minéraux ou de protéines.
  3. Eviter la toxémie et les problèmes liés au calcium. Les facteurs nutritionnels liés à la fièvre de lait peuvent aussi causer un déplacement de caillette.
  4. Nourrir avec suffisamment de fourrages avec une digestibilité et une taille de particules raisonnable. Les vaches taries en début de tarissement doivent recevoir de 1.5 à 2% de leur poids vif sous forme de fourrages. Les vaches taries en préparation doivent recevoir de 1 à 1.4% de leur poids vif sous forme de fourrages.
  5. Eviter les prises de concentré excessives avant mise bas. Avec une ration distribuée de façon conventionnelle, séquencer les apports de la ration pour éviter une grosse prise de concentré durant une période courte.
  6. Eliminer ou réduire la quantité de tous les aliments qui sont moisis, contiennent des mycotoxines ou qui sont en train de chauffer.

La Retention Placentaire

A - Tests cliniques:

  1. Lorsque la rétention placentaire est un problème de troupeau (plus de 8 à 10%), un profil sanguin devrait inclure les minéraux sériques, sélénium, vitamine E et bêtacarotène. Lors de cas individuels, l'urée du sang et l'hématocrite devrait être inclus.
  2. Si les avortements et/ou les veaux faibles sont associés aux rétentions placentaires, la sérologie doit inclure BVD, IBR, PI3, hémophilus (Pasteurelles) et Leptospirose.

B - Traitement:

  1. Les vaches taries peuvent recevoir une injection de 20 mg de sélénium et de 680 unités de vitamine E. Les injections de vitamine A et E peuvent être données à un niveau de 1 à 3 millions de vitamine A et 1000 unités de vitamine E.
  2. Si le déplacement de caillette est accompagné des conditions d'un blocage alimentaire, administrer un bolus de calcium (75 g de carbonate de calcium).

C - Prévention:

  1. Equilibrer la ration pour les vaches taries et les génisses amouillantes, spécialement durant au moins les 2 à 4 dernières semaines avant mise bas. Porter une attention particulière au niveau de calcium, phosphore, sélénium, vitamines A, D, E et le bêtacarotène. Eviter les carences et les excès en Phosphore, Calcium et vitamine D. Pour les vaches taries, la vitamine A devrait être formulée entre 135 à 150 000 U.I par vache par jour, vitamine D entre 15000 et 25000 UI / J / vache et la vitamine E à 2000 UI / J / vache.
  2. Utiliser une ration anionique si nécessaire lorsque la fièvre de lait est un problème de troupeau. Vérifier le niveau de soufre, chlorure, potassium et sodium dans tous les aliments et dans la ration totale.
  3. Eviter les extrêmes dans les notes d'état corporel avant et après le vêlage et plus particulièrement le sur-engraissement.
  4. Continuer l'alimentation des vaches durant la période de pré et post-partum. Les vaches ne devraient pas avoir accès à de l'ensilage de maïs en libre service. La prise des concentrés doit être contrôlée.
  5. Minimiser les conditions stressantes, y compris les aires de mises bas sales, durant la période sèche et la mise bas.

Metrites

A - Tests cliniques:

  1. Si le problème persiste plus que 3 semaines après mise bas, une mise en culture pour les germes aérobies et anaérobies utérins doit être effectuée.
  2. Un profil métabolique pour les vaches taries et les vaches fraîches doit inclure les comptages des globules blancs, le sélénium, le zinc, le cuivre, le fer, le magnésium, l'urémie, les vitamines A et E et le bêta-carotène.
  3. Tester l'eau pour la contamination bactérienne et le contenu minéral.

B - Traitement:

  1. De la vitamine E et du sélénium injectables et des vitamines liposolubles peuvent être utilisées si les tests cliniques suggèrent qu'ils sont nécessaires.
  2. Eloigner ou réduire grandement le niveau de chaque aliment contenant des moisissures ou des mycotoxines.
  3. Les œstrus naturels ou induits sont probablement la meilleure thérapie pour les infections de l'utérus.

C - Prévention:

  1. Maintenir un bon nettoyage de l'aire de mise bas et durant les 72 heures après vêlage.
  2. Une ration bien équilibrée spécialement en protéines, minéraux et vitamines est essentielle pour les vaches taries aussi bien que pour les animaux en lactation.
  3. Eviter les notes d'état corporel extrêmes (trop maigres ou trop grasses).
  4. Maintenir un équipement d'insémination propre. Dans les troupeaux infectés chroniquement, utiliser un étui de protection ou une technique d'insémination à double tige.
  5. Eviter la monte naturelle.

Infertilite

A - Tests cliniques:

  1. Un profil des maladies peut être demandé incluant le BVD et l'IBR, la leptospirose et hémophilus (Pasteurelle).
  2. Une mise en culture d'origine utérine ou vaginale peut être demandé pour vérifier l'urée du plasma, les mycoplasmes, les hémophiles et autres.
  3. Le test progestérone du lait peut être réalisé pour vérifier la précision de la détection des chaleurs et du moment de l'insémination.
  4. Un profil métabolique peut être utile et les paramètres à inclure sont: comptage des globules blancs, comptage des globules rouges ou hématocrites, urée du sang, minéraux sériques spécialement magnésium, cuivre, fer et sélénium, vitamines A et E et bêtacarotène. De 4 à 12 animaux à problèmes doivent être sélectionnés aussi bien qu'un nombre équivalent d'animaux plus fertiles au même stade de lactation.
  5. Le test de l'urée du lait peut être effectué pour déterminer s'il existe des problèmes nutritionnels.

B - Traitement:

  1. Faire les ajustements de ration et le supplément de ration tels qu'indiqués dans les tests cliniques.
  2. Les protocoles de vaccination nécessitent d'être mis à jour grâce aux tests cliniques.

C - Prévention:

  1. Evaluer les pratiques actuelles de management dans le contrôle des maladies, la détection des chaleurs, la technique de mise à la reproduction et le stockage de la semence. Le maintien de bons enregistrements sur la reproduction et la santé aidera à piloter le progrès dans ces domaines.
  2. Alimenter avec une ration équilibrée en veillant à ne pas avoir un niveau élevé de phosphore dans le sérum. Cela peut résulter en une déficience ou un excès de prise alimentaire de phosphore et vitamine D3. Les rations contenant un niveau excessif de protéines couplées avec un niveau excessif de protéines dégradables ou solubles peuvent résulter à un niveau d'azote de l'urée du lait supérieur à 19 mg (soit 32 mg d'urée). Cela peut poser des problèmes d'infertilité. Vérifier les rations pour un niveau adéquat de magnésium et de cuivre. Eviter les gros excès en calcium et aussi les rations basses en calcium.
  3. Evaluer l'état corporel du troupeau. Le cheptel devrait conserver son poids ou en gagner lors de la mise à la reproduction. Les animaux sont probablement moins apte à montrer des chaleurs ou à concevoir si ils sont extrêmement maigres ou en train de perdre du poids de façon importante entre le vêlage et La 1° I.A (variation d'état corporel > 1).

Kystes Ovariens

A - Tests cliniques:

  1. La mise en test devrait être prise en compte lorsque les kystes ovariens dépassent les 15% dans un troupeau Holstein et 5% dans les génisses laitières. Un profil métabolique devrait inclure le calcium, le phosphore, le sélénium, les vitamines A et E et le béta-carotène.
  2. Un examen des mycotoxines devrait être réalisé sur la ration complète ou individuellement sur des concentrés et des fourrages. La zéaralénone doit être incluse dans cette recherche.
  3. Utiliser le test de progestérone du lait peut aider dans la différenciation de kystes lutéaux ou folliculaires.

B - Traitement:

  1. Supplémenter les rations avec du sélénium si le test indique un déficit.
  2. Maintenir un niveau adéquat de vitamines liposolubles.

C - Prévention:

  1. Minimiser les problèmes métaboliques et les désordres durant le vêlage ou le début de lactation.
  2. Eviter le sur-engraissement durant la fin de lactation et durant la période sèche.
  3. Maintenir une prise adaptée de sélénium et de vitamines liposolubles.
  4. Eviter d'alimenter avec des grandes quantités de fourrages contenant des niveaux élevés d'œstrogènes. Les ingrédients qui peuvent être un problème sont les aliments moisis et les légumineuses en vert telles que la luzerne, le lotier corniculé, le trèfle Ladino et le trèfle blanc.

Avortements

A - Tests cliniques:

  1. Les origines infectieuses qui provoquent des avortements et qui doivent être incluses dans un profil sont le BVD, la brucellose, la chlamydiose, l'IBR, la leptospirose, mycoses, néosporose, trichomonose et vibriose.
  2. Soumettre un écouvillon vaginal à des tests de laboratoire pour l'urée du plasma et les mycoplasmes.
  3. Soumettre à un diagnostic de laboratoire qui doit inclure le placenta, les fœtus frais et un échantillon de sang de la mère. Un autre échantillon de sang doit être pris environ trois semaines après l'avortement et soumis au diagnostic du laboratoire.
  4. Un profil métabolique pour un avortement individuel ou un groupe spécifique dans un troupeau à problèmes doit inclure les comptages des globules blancs avec différenciation, l'azote de l'urée sanguine, le sélénium, les vitamines A et E et le bêta-carotène.
  5. Tester la ration et l'eau pour les nitrates. Chercher à mettre en évidence le gaz de silo (bioxyde d'azote et CO2), l'empoisonnement à l'acide prussique (cyanure d'hydrogène) et l'ingestion de plantes toxiques.

B - Traitement:

  1. Le traitement va dépendre des résultats pour les articles envoyés en test. Un vétérinaire devrait être consulté.

C - Prévention:

  1. Etablir et maintenir des pratiques de biosécurité. Mettre en quarantaine les animaux ajoutés au troupeau.
  2. Evaluer les fourrages pour les nitrates et les mycotoxines. Evaluer la ration pour le sélénium, l'iode et les vitamines A et E.
  3. Eviter les conditions où les animaux gestants peuvent être blessés ou contusionnés.
  4. Un bon programme de dératisation doit être mis en place. Les rongeurs peuvent propager des maladies.

Boiteries Infectieuses

A - Tests cliniques:

  1. Quand des problèmes d'aplomb existent dans un troupeau, il peut être nécessaire d'éliminer des carences nutritionnelles et des sous-dosages affectant la santé des pieds. Un profil métabolique tant sur les vaches taries que les vaches en lactation devrait inclure le comptage des globules blancs, le sélénium, le zinc, le cuivre, le fer, l'urémie, les vitamines A et E et le bêta-carotène.
  2. Une inspection proche du pied est la meilleure façon de déterminer de quel type d'affection la vache est affectée. Les problèmes infectieux incluent le panaris et la dermatite. Le panaris est une infection malodorante du pied qui apparaît généralement en hauteur entre les sabots et les onglons. Les lésions de la maladie de Mortellaro (« foot warts ») sont clairement délimitées, de formes ovales ou circulaires, humides et légèrement touffues avec une surface ressemblant à une fraise. Elles sont particulièrement douloureuses et susceptibles de saigner lorsque manipulées.

B - Traitement:

  1. Des traitements systémiques et localisés sont souvent nécessaires. Les débris doivent être enlevés de la lésion et de la zone. Une application locale de caustiques chimiques et/ou d'antibiotiques est généralement très efficace.
  2. Un parage spécial du pied et de la zone infectée est généralement nécessaire. Dans le cas d'une grande persistance, pour les lésions de la maladie de Mortellaro plus grosse que 5 cm en diamètre, l'ablation chirurgicale peut être choisie.
  3. Tous les traitements et thérapies doivent être faits par le vétérinaire du troupeau ou avec sa consultation.

C - Prévention:

  1. Alimenter avec une ration bien équilibrée en apportant une attention proche au niveau de protéines, oligo-éléments et vitamines. Eviter d'alimenter avec des niveaux excessifs de protéines. Le cuivre devrait être à 15 mg et le zinc de 70 à 80 mg dans le total de la M.S.I.
  2. Le nettoyage est très important parce que de mauvaises conditions d'environnement peuvent prédisposer les animaux à des boiteries infectieuses. Par exemple les conditions à haut risque incluent des logettes humides, des paddocks mal drainés et des trous boueux.
  3. Des infections du pied peuvent apparaître du fait de fissures qui résultent d'un sabot trop dur ou trop mou. Les sabots trop mous sont plus aptes à apparaître dans des systèmes de logettes où les vaches se tiennent dans les déjections et l'urine. Les sabots mous peuvent être restaurés en évoluant vers une dureté adaptée par un meilleur nettoyage (raclage plus fréquent),en permettant aux vaches de se tenir sur un sol sec ou de sable, ou en utilisant de façon routinière un mélange minéral sec (« asséchant ») dans un pédiluve (« pédiluve à sec »). De la corne trop dure peut apparaitre généralement dans des logettes, particulièrement lorsque des copeaux de poterie secs et du sable sont utilisés pour le couchage. Les pieds durs peuvent être ramollis en permettant aux vaches de se tenir et de pâturer sur gazon (pas trop mou ou humide). Eviter le carbonate de calcium ou le super phosphate dans les allées et utiliser en routine un pédiluve contenant de l'eau (remplacer et vider fréquemment).
  4. Parer les pieds annuellement mais avec des problèmes particuliers d'aplombs, les pieds doivent être parés plus fréquemment, au moins 2 à 4 fois par an.
  5. Isoler les animaux nouvellement achetés du reste du troupeau pour au moins 30 jours. Les examiner pour mises en évidence des panaris et des lésions de la maladie de Mortellaro. Traiter ces animaux si nécessaire.

Fourbure

A - Tests cliniques:

  1. La nutrition est probablement le facteur le plus important contribuant au développement de la fourbure. Lorsque c'est un problème de troupeau, un profil métabolique tant sur les vaches taries, les vaches en lactation que sur les génisses amouillantes doit inclure à la fois les globules rouges, les globules blancs, l'hématocrite, le sélénium, le zinc, le cuivre, le fer, l'urémie, les vitamines A et E, et le bêta-carotène.
  2. Lorsque les troupeaux sont nourris avec une ration complète, celle-ci doit être testée. Un excès d'hydrates de carbone disponibles dans le rumen réduit la digestion des fibres, augmente la production d'acide lactique, réduit la prise de matière sèche et le taux butyreux et accroît l'apparition des maladies métaboliques. Inclure dans l'analyse standard, le N.D.F., la matière minérale et la protéine soluble. Dans les troupeaux nourris de façon conventionnelle, évaluer le niveau de concentré et de fourrages utilisés aussi bien que les niveaux de N.D.F. de la ration et d'hydrate de carbone non structuraux.
  3. L'observation des animaux est le meilleur moyen de déterminer le degré et la sévérité de la fourbure dans un troupeau. Le signe général d'un animal avec fourbure consiste en une démarche vraiment rigide, la vache peut se tenir avec le dos courbé. Les signes locaux consistent en une inflammation et une sensibilité à la pression et le sabot peut apparaître légèrement plus long et plus concave qu'à la normale. Dans ce cas, les caractéristiques de la sole incluent des ulcères de la sole et des décolorations jaunâtres. Souvent une ligne blanche séparée (jonction entre la sole et la muraille) peut être apparente.

B - Traitement:

  1. Maintenir un programme de routine fréquent de parage.
  2. Le parage curatif peut être fait sur des animaux avec des ulcères de la sole, corne sale pour aider à soulager la pression et permettre à la guérison de démarrer. Une façon est de condamner ou d'élever l'onglon non affecté de façon à ce que la pression puisse être réduite sur l'onglon affecté. Des kits commerciaux sont disponibles.
  3. Consulter le vétérinaire du troupeau et le pareur pour les traitements d'appoint.

C - Prévention:

  1. Un composant clé est d'éviter la surcharge d'hydrates de carbone rapidement fermentescibles, spécialement pour les rations de préparation au vêlage et de début de lactation. Eviter d'alimenter avec des hydrates de carbone rapidement fermentescibles séparés du fourrage. Augmenter les concentrés graduellement après vêlage, particulièrement durant les deux premières semaines dans les troupeaux alimentés de façon conventionnelle. Le ratio fourrage / concentré durant les 30 premiers jours de lactation ne devrait pas dépasser 55% de concentré.
  2. Pour le début de lactation, conserver un niveau adéquat de matière sèche de fourrages, N.D.F. du fourrage et N.D.F. total, et des tailles suffisantes de particules dans la ration. Alimenter avec du foin long pour les 14 premiers jours après vêlage. L'utilisation de tampons durant cette période peut être bénéfique pour la prise de matière sèche et maintenir le rumen en bonne santé.
  3. Alimenter avec une ration équilibrée en se concentrant sur le niveau de protéines, les fractions protéiques, les hydrates de carbone et les oligo-éléments.
  4. Il y a un spectre de facteurs largement interdépendants à considérer en addition à la seule nutrition. Cela inclut le management de la distribution, les troubles digestifs et métaboliques, les stress de la parturition et des changements hormonaux, les processus infectieux, les stress d'environnement incluant les surfaces dures de stabulation et le manque de litière et les stress globaux.

Mammites

A - Tests cliniques:

  1. Mettre en culture tous les quartiers des vaches avec des cas cliniques ou des comptages cellulaires individuels de plus de 500 000 cellules lorsque les pathogènes d'un troupeau ne sont pas connus. Pour des résultats significatifs, tous les échantillons de lait doivent être prélevés d'une façon qui évite les contaminations de l'environnement. L'extrémité des trayons doit être lavée, séchée et badigeonnée avec une lingette alcoolisée avant de prélever.
  2. Un test de sensibilité peut être effectué pour déterminer quel antibiotique est le plus efficace contre les bactéries.
  3. La mesure des leucocytes est une façon d'évaluer le statut sanitaire des mamelles d'un animal ou d'un troupeau. D'autres méthodes qui peuvent être utilisées. Elles incluent: comptage cellulaire direct des cellules somatiques par microscopie, comptage cellulaire, test C.M.T (California Mastitis Test).
  4. Un profil métabolique sur les vaches taries et les vaches fraîches devrait inclure le comptage des globules blancs avec différenciation, le sélénium, le zinc, le cuivre, l'urémie, les vitamines A et E et le bêta-carotène.
  5. Examiner tous les fourrages ou concentrés suspects pour les mycotoxines.
  6. Analyser l'eau de boisson utilisée pour le nettoyage et l'abreuvement. Rechercher les coliformes et les pseudomonas si ces micro-organismes sont impliqués dans le problème des mammites.

B - Traitement:

  1. Les protocoles de traitement doivent être développés avec l'assistance du vétérinaire du troupeau.
  2. Administrer un traitement au tarissement des vaches aidera à réduire les nouvelles infections. Approximativement 40% des nouvelles infections de la mamelle apparaissent durant la période séche et dans l'espace de quelques jours après le vêlage.
  3. Le protocole de traitement dépend du type de bactéries trouvées. Certaines bactéries selon qu'elles sont soit contagieuses (c'est-à-dire « à réservoir »), soit d'origine environnemental, répondent différemment aux thérapies à base d'antibiotiques. Tous les traitements doivent être faits sous le contrôle rapproché d'un vétérinaire.

C - Prévention:

  1. Avoir un fournisseur, un vétérinaire, ou les deux qui vérifient la machine à traire et les autres équipements au moins une fois par an dans les troupeaux de taille moyenne, ou deux fois par an dans les troupeaux de grande taille.
  2. Examiner la traite en routine, en incluant la préparation des mamelles, la stimulation de la descente du lait, le temps de traite par vache, les vaches traites avec préparation sèches et le post trempage après traite.
  3. Examiner les trayons pour les blessures, examiner le lait avec une tasse allongée ou une assiette.
  4. Tremper régulièrement tous les trayons avec un produit efficace, non irritant, immédiatement après enlèvement de la griffe. Utiliser un produit de post trempage qui a été agréé pour réduire les nouveaux cas d'infection.
  5. Enlever d'un troupeau les vaches infectées de façon chronique; cela éliminera les sources de micro-organismes provoquant les mammites et diminuera le comptage somatique du troupeau.
  6. Maintenir un environnement propre en ajoutant ou en enlevant fréquemment la litière et en restreignant l'accès aux zones humides. Des conditions d'environnement propres sont importantes dans la zone de mise bas et pour le début de lactation des vaches.
  7. Alimenter avec une ration équilibrée pour les vaches taries et le début de lactation en se concentrant sur le niveau de protéines, le sélénium, les oligo-éléments et les vitamines.
  8. Contrôler les enregistrements en routine pour vérifier les comptages somatiques des troupeaux et des animaux en individuel.
  9. Eviter les fourrages moisis ou ceux avec des mycotoxines présentes à des niveaux appréciables.
  10. Durant un temps chaud et humide, prendre des mesures supplémentaires pour maintenir la propreté.

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