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Diagnostic des Fievres de Lait et Vaches Couchees

Cet article inclut causes possibles, symptômes et situation du problème, les formes des fièvres de lait, paramètres sanguins, suggestion de maitrise, balance anion cations.

Causes Possibles

Dans la courte période juste avant le vêlage, de grandes quantités de calcium sont libérées du sang et utilisées dans la glande mammaire en tant que constituant du colostrum. Dans le colostrum le calcium peut être supérieur de 8 à 10 fois à la fourniture sanguine. La baisse rapide et la diminution rapide du pool de calcium avant la parturition et l’échec de l’absorption du calcium pour augmenter suffisamment vite le taux sanguin après le démarrage de la lactation peuvent prédisposer les animaux aux fièvres de lait ou hypocalcémie.

Il y a d’autres causes possibles qui sont associées avec l’apparition des fièvres de lait. Elles incluent une formation excessive de l’os dû à des niveaux élevés d’hormones ovariennes et des rations contenant des niveaux excessifs de cations alimentaires, spécialement de potassium. De plus, d’autres désordres métaboliques peuvent conduire à des hypocalcémies cliniques ou sub-cliniques (ex stases rumenales, déplacements de caillettes, rétentions placentaires, prolapsus utérin, métrites et cétoses). Le tableau 1 liste les facteurs favorisant et les situations.

Tableau 1. Les facteurs favorisant et les situations.
Facteurs Situation
Prise de calcium faible, spécialement pour les vaches taries < 0.4% du total de la M.S.I. Alimentation riche en ensilage de maïs, ensilage de maïs grain humide, supplémentation inadéquate, consommation de concentré insuffisante (vaches taries), alimentation faible en fourrage et riche en concentrés
Prise faible de phosphore alimentaire < 0.28% du total de la M.S.I. Supplémentation inadaptée, rapport Fourrage / concentré élevé (ex vaches taries qui pâturent)
Prise de calcium alimentaire excessive. Entre 0.7 et 1% du total de la M.S.I. Consommation excessive de légumineuses; excès de complémentation en calcium.
Prise alimentaire de phosphore excessive > 0.4% du total de la M.S.I. Excès de complémentation; alimentation excessive en concentré.
Prise de vitamine D3 excessive > 100 000 U.I / jour / tête Un excès de complémentation peut conduire à une calcification des tissus et conduire à une attaque cardiaque.
Prise de magnésium alimentaire insuffisante < 0.2% du total de la M.S.I. Echec dans l’équilibre des fourrages pauvres en magnésium ex: ensilage de maïs, herbe, petits grains.
Consommation de potassium élevée lorsque cela affecte la balance anion-cation (> 1.2 % M.S.I) Fourrages riches en potassium, plus de 1.5% de la M.S.I.
Absorption minérale réduite Ration riche en légumineuse. pH de l’eau élevé (> 8.5); moins de 1.5 à 2.5 kg de concentré ingéré; sous-alimentation en fourrages ou fibres efficaces. Consommation de protéines excessive.
Déficience en sélénium (< 0.1 mg / kg M.S.I.) et vitamine E (> 250 U.I. par jour et par vache) Maladie du muscle blanc; manque de supplémentation.
Toxémie Mammite colibacillaire ou à autre micro-organisme toxinogène. Stase du tractus gastro-intestinal postérieur. Infection du tractus génital.
Dommages musculaires ou nerveux Blessures au vêlage, dommages subis au coucher ou lors d’une position couchée sur les membres durant une période prolongée…

Symptomes et Situation du Probleme

Stades des fièvres de lait

Les fièvres de lait sont divisées en trois stades basés sur les signes cliniques:

Le Stade I de la fièvre de lait n’est jamais observé du fait de sa durée courte (moins de une heure). Les symptômes observés durant cette période incluent la perte d’appétit, l’excitabilité, la nervosité, l’hypersensibilité, la faiblesse et le piétinement sur les membres arrières.

Les signes cliniques du stade II peuvent durer de 1 à 12 heures…L’animal affecté peut tourner sa tête sur son flanc ou peut étirer sa tête… L’animal apparaît triste et sans énergie; il a les oreilles basses et le mufle sec, il montre de l’incoordination motrice lorsqu’il marche; et le tremblement des muscles; et le frissonnement sont évidents. Les autres signes observés durant le stade II sont un tractus digestif inactif et de la constipation. Une diminution de la température du corps est évidente, habituellement allant de 37.8° C à 35.5° C. Le cœur va rapidement excéder 100 battements par minute.

Le stade III de la fièvre de lait est caractérisé par l’inaptitude de l’animal à se tenir debout et une perte progressive de conscience conduisant au coma. Les battements du cœur deviennent presque inaudibles et le rythme cardiaque augmente à 120 battements par minute ou plus. Les vaches au stade III ne survivront pas plus de quelques heures sans traitement.

Situation du problème

La fièvre de lait est considérée comme un problème de troupeau lorsque plus de 10 à 15% des vaches sont affectées en moyenne annuelle. Les valeurs les plus élevées sont observées dans les troupeaux où beaucoup de vaches qui démarrent la lactation ont des antécédents de fièvres de lait par exemple les vaches les plus vieilles sont davantage sensibles.

Une situation peut devenir à problème lorsqu’une proportion élevée dans un groupe donné de vaches fraiches est affecté. Un exemple de ce type serait lorsque 5 sur les 8 dernières vaches fraiches vêlées ont été diagnostiquées avec fièvre de lait

Formes de Fievres de Lait

Fièvre de lait typique

Une forme sévère affectant les vaches fraichement vêlées en l’espace des quelques jours qui suivent la parturition, mais qui quelque fois peuvent apparaitre en fin de lactation, ou durant la période sèche. Ces fièvres de lait typiques répondent bien aux traitements.

Fièvre de lait atypique

Une forme sévère avec réponse faible ou absence de réponse au traitement. La vache peut rester alerte, manger et produire du lait, mais ne peut pas se relever sur ses pattes. Elle peut devenir « une vache couchée rampante » avec les paturons souples associée à une paralysie des postérieurs. Rupture du muscle large ou d’un groupe de muscles (muscles « cruraux antérieurs ») dans un ou deux des membres postérieurs. Une fracture des mêmes membres ou une dislocation d’une articulation postérieure peut apparaître lorsque la vache tombe au début de l’affection, ou lorsqu’elle lutte pour se relever.

Tremblements ou fièvres de lait sub-cliniques

Les vaches sont facilement excitées avec convulsions musculaires et apparition de tremblements. Habituellement plusieurs vaches sont impliquées. Beaucoup de ces vaches peuvent être en fin de lactation, taries ou fraichement vêlées. Souvent, il y a une déficience (associée) en magnésium.

Parametres Sanguins

Les changements les plus importants qui apparaissent dans le sang sont la diminution des niveaux de calcium et de phosphore sanguin, et une augmentation du niveau de magnésium sanguin. Dans les cas de fièvres de lait compliquées par un manque de magnésium, le niveau sanguin de magnésium peut rester stable ou même être déprécié. Le tableau 2, illustre les niveaux sanguins de minéraux pour des animaux à des stades divers de fièvres de lait.

Tableau 2. Concentration en différents métabolites du sérum sanguin des vaches laitières.
Stade Sérum sanguin (mg/dl)
Calcium Phosphore Magnésium
Sources: Compilé de l’animal ruminant: Physiologie Digestive et Nutrition. Prentice Hall, Englewood, NJ. 1988, Chapter 24, Métabolic problems en relation avec la nutrition pg. 494; The Dairy Reference Manual, Northeast Agricultural Engeenering Service, Ithaca, NY. 1995. Chapter 6, pg. 167; and the J. Dairy Science, 71:3302-3309, 1988.
(a)Fièvres de lait compliquées par un niveau bas de magnésium oscillent entre 1.4 et 2 mg/dl.
Vache normale en lactation 8.4 à 10.2 4.6 à 7.4 1.9 à 2.6
Norme lors de la parturition 6.8 à 8.6 3.2 à 5.5 2.5 à 3.5
Fièvre de lait Stade I 4.9 à 7.5 1.0 à 3.8 2.5 à 3.9(a)
Fièvre de lait Stade II 4.2 à 6.8 0.6 à 3.0 2.3 à 3.9(a)
Fièvre de lait Stade III 3.5 à 5.7 0.6 à 2.6 2.5 à 4.1(a)

Des cas de fièvres de lait peuvent être compliqués par une toxémie infectieuse de la mamelle, du tractus reproducteur, ou du système digestif. Ces types de toxémies d’origine infectieuse peuvent être mise en évidence dans le sang avec un niveau élevé de globules rouges, une dépression du niveau de globules blancs (W.B.C.), et/ou une élévation du niveau d’urée sanguine. Il est recommandé d’inclure une différenciation du type de globules blancs car cela peut indiquer le stress ou l’infection.

D’autres paramètres sanguins qui peuvent démontrer la toxémie infectieuse sont les niveaux de sodium, le potassium, le chlore et de fibrinogène. Les niveaux de fibrinogène peuvent signaler que l’inflammation et l’infection sont présentes. Si la toxémie est un facteur qui n’est pas surmonté, le traitement contre la fièvre de lait sera inefficace.

Pour les problèmes de « vaches couchées », prendre en considération la créatine phospho-kinase (C.P.K.) et l’aspartate-amino transférase (A.S.T.) dans le test sanguin.

La C.P.K. varie normalement entre 105 et 409 UI / litre. Une valeur supérieure à 1000 UI/L indique des dommages sévères aux muscles lors de la chute (et de la station couchée). Des niveaux d’A.S.T. supérieurs à 200 UI/L conduisent à un pronostic réservé, et des niveaux supérieurs à 500 UI/L peuvent indiquer des dégâts musculaires sévères.

Suggestions de Controle

  1. S’assurer que les analyses minérales sur les fourrages sont disponibles. Les minéraux à tester doivent inclure Calcium, Phosphore, Magnésium, Potassium, Sodium, Soufre et Chlore.
  2. Consulter un nutritionniste pour évaluer le programme alimentaire actuel et le management des pratiques alimentaires. Inclure toutes les informations pertinentes incluant l’incidence et la sévérité des cas de fièvres de lait.
  3. Collecter un échantillon de sang d’un animal avant l’administration d’un traitement contre l’hypocalcémie. Si l’animal ne répond pas au traitement, soumettre l’échantillon de sang au comptage cellulaire et à l’analyse chimique. Inclure le profil minéral, hématocrites, globules blancs avec différenciation, et l’urée sanguine. Des situations peuvent justifier la vérification des C.P.K. et A.S.T.
  4. En attendant les résultats d’alimentation, tests sanguins et évaluation des rations:
    1. Vérifier le management des pratiques d’alimentation. Par exemple: est ce que les vaches taries consomment des fourrages ou du minéral en libre service? Y a-t-il une consommation sélective des vaches pour ces fourrages?
    2. Alimentation minérale en libre service discontinue. Alimentation forcée pour tous les types de minéraux?
    3. Vérifier que les vaches taries reçoivent une supplémentation en vitamine D comprise entre 15 000 et 25 000 UI par tête quotidiennement en moyenne, et que les vaches en lactation reçoivent 30 000 UI par tête quotidiennement. Une prise maximum de 50 000 unités par tête quotidiennement doit être utilisée pour toutes les vaches.
    4. Vérifier la ration des vaches taries spécialement durant les deux dernières semaines avant le vêlage.
      1. Limiter la consommation de concentré à un maximum de 0.5 à 0.8 % du poids vif ( = 3.5 à 5.5 kg / jour par animal ).
      2. Limiter les légumineuses ou les associations avec légumineuses, de 30 à 50% de la prise de matière sèche.
      3. Limiter l’ensilage de maïs à 50% de la prise de M.S.
    5. Enlever le fourrage moisi ou gâté de la ration. Spécialement ceux testés positifs pour les mycotoxines.
  5. Utiliser du borogluconate de calcium pour le premier traitement pour minimiser les cas réfractaires.
  6. En dernier ressort, utiliser une des indications suivantes
    1. Alimentation: mélanger avec les concentrés - ou autres aliments rapidement consommés - 100 g de chlorure d’ammonium quotidiennement en commençant pas moins de 2 jours avant et continuant au moins 2 jours après le vêlage. Cela est particulièrement approprié si un pH élevé dans le rumen est suspecté. Vérifier le pH de l’urine rapidement. La plupart des vaches doivent avoir un pH entre 7 et 8.6.
    2. Injecter 10 millions d’unités de vitamine D3, d’une vitamine D3 sous forme hydro-soluble hautement cristalline, entre 24 et 48 heures avant la date de la mise bas attendue. Ne pas répéter cette dose avant (au moins 10 jours) si la vache n’a pas démarré sa lactation (vêlage). Utiliser 3 millions d’unités seulement lors de la seconde injection.
    3. Avant d’abandonner pour une « vache couchée », drencher avec 900 g de sels de magnésium ( « Epsomite ou sel d’Epsom » MgSO4) dans 4 litres d’eau. Cela éliminera parfois les toxines dans le tractus gastro-intestinal postérieur et pourrais permettre aux vaches de se relever en l’espace d’une à deux heures.
    4. Administrer des bolus riches en calcium (aux alentours de 75 g de carbonate de calcium) dès que possible après vêlage et dans l’intervalle des 8 heures après le démarrage de la lactation (1° traite); ou administrer de la pâte de calcium en faisant attention aux recommandations du fabriquant.

Balance Anion – Cation

Une autre méthode de prévention et de contrôle de la fièvre de lait est d’équilibrer la ration des vaches taries avec les anions (molécules chargées négativement) et les cations (molécules chargées positivement). Le sodium et le potassium sont les cations, et les chlorures et le soufre sont les anions dignes d’intérêt dans la formulation de rations anioniques. L’équation B.A.C.A (balance anion cation) doit souvent être utilisée pour déterminer les milli-équivalents pour 100 g de M.S:

mEq/100 g = mEq (Na + K) – mEq (Cl + S). D’après les recherches actuelles, la plage qui conduit à la plus faible incidence des fièvres de lait est une BACA de – 10 à – 15 mEq pour 100 g de M.S. ou – 100 à – 150 mEq / kg de M.S.

Atteindre une BACA de -10 à – 15 mEq / 100 g requiert des ajustements dans les niveaux des principaux minéraux qui sont un peu différents de ce qui est normalement programmé pour des rations de préparation des vaches taries (sans sels anioniques). Le tableau 3 recommande les niveaux de minéraux à la fois pour les rations habituelles et les rations anioniques.

Tableau 3. Guide pour la composition minérale des rations des vaches taries en préparation (expression en % de la M.S.).
Minéral Ration normale Ration acidifiée(a)
(a)La BACA peut être calculée avec le % d’élément dans la ration (MS). L’équation est la suivante: mEq / 100 g M.S. = [ (% Na / 0.023) + (% K / 0.039) ] – [ (% Cl / 0.0355) + (% S / 0.016) ] Exemple: mEq / 100 g M.S. = [ (0.1 / 0.023) + (0.8 / 0.039) ] – [ (0.7 / 0.0355) + (0.35 / 0.016 )] = 4.35 + 20.5 – 19.7 + 21.9 = 24.9 – 41.6 = –16.7.
(b)Basé sur des recherches en cours et sur l’expérience de terrain: des niveaux de calcium entre 1.5 à 2% et des niveaux de magnésium compris entre 0.4 et 0.45% peuvent être recommandés.
(c)Un niveau de sulfate de 0.45% peut être toléré sur une courte période (3 à 4 semaines).
Calcium 0.45 à 0.55% 1.4 à 1.6% (b)
Phosphore 0.3 à 0.35% 0.35 à 0.4%
Magnésium 0.22 à 0.24% 0.28 à 0.32% (b)
Potassium 0.8 à 1.0% 0.8 à 1.0%
Sulfate 0.17 à 0.19% 0.35 à 0.4% (c)
Chlorure 0.2 à 0.24% 0.7 à 0.8%
Sodium 0.1 à 0.12% 0.1 à 0.12%

Equilibrer la ration sur les effets des anions modifie le statut acide-base de la vache, ce qui augmente la quantité de calcium disponible dans le sang. L’urine de la vache est affectée par ces changements dans le statut acide-base. D’après le tableau 4, la vérification du pH de l’urine peut aider les producteurs et les vétérinaires à piloter l’efficacité de la ration acidifiée.

Tableau 4. Le pH de l’urine prédit le statut en calcium des vaches au vêlage.
Ration BACA Vaches en préparation au vêlage Vache fraiche
Ph urine Statut acide base Statut calcium
Positive > 0 mEq / 100 g 7 à 8 Alcalose Niveau sanguin bas
Négative < 0 mEq / 100 g 5.5 à 6.5 Acidose métabolique douce Niveau sanguin de calcium normal

< 5 Reins en état de crise

Alimenter avec une combinaison de différents sels anioniques est nécessaire pour obtenir l’effet désiré sur la Balance Anion Cation (BACA) - Cf tableau 5. Les sels les plus communément utilisés sont le sulfate d’ammonium, le sulfate de calcium, le sulfate de magnésium, le chlorure d’ammonium, le chlorure de calcium et le chlorure de magnésium. Accorder une attention particulière au degré d’hydratation des sels spécifiques dans la formulation des rations, aussi bien que dans leur coût et disponibilité.

Tableau 5. Formule chimique les sels les plus communément utilisés.
Sel minéral M.S.% Formule chimique N Ca Mg S Cl
Sulfate d’ammonium 100 NH4 2SO4 21.2

24.3
Sulfate de calcium 79.1 CaSO4 2H2O
23.3
18.6
Sulfate de magnésium 48.8 MgSO4 7H2O

9.9 13
Chlorure d’ammonium 100 NH4Cl 26.2


63.3
Chlorure de calcium 75.5 CaCl2 H2O
27.3

48.2
Chlorure de magnésium 46.8 MgCl2 6H20

12
34.9

Avant d’incorporer la B.A.C.A dans un programme de vaches taries, il y a plusieurs facteurs à considérer. Certains des sels anioniques sont vraiment inappétents, ce qui peut déprécier l’ingestion significativement dans un programme conventionnel d’alimentation. En particulier les sels d’ammonium peuvent conduire à davantage de problèmes d’inappétence et de sous-consommation, particulièrement lorsqu’il n’y a pas une ration à base d’ensilage. Des prises alimentaires de M.S réduites, comme résultat d’une alimentation avec des sels anioniques, peuvent conduire au développement d’autres troubles métaboliques. La plupart des succès avec des sels anioniques a été obtenu dans des troupeaux alimentant avec des rations complètes. L’usage d’une ration avec des sels anioniques est appropriée lorsque des fourrages riches en calcium sont distribués à des niveaux relativement élevés durant la période de préparation au vêlage. Les animaux doivent recevoir la ration acidifiée au moins 3 à 4 semaines avant la date présumée du vêlage (équivalent à trois semaines avant la date du terme fixé au 270° jour).

Les fourrages présumés être de bons fourrages pour la vache tarie peuvent vraiment contenir de hauts niveaux de potassium, qui interfère avec la BACA. Lorsque le niveau de potassium de la ration excède 1.2%, il est difficile d’apporter la quantité adéquate de sels anioniques pour obtenir la plage idéale de B.A.C.A. Réévaluer la ration et les fourrages peut être nécessaire si plus de 300 à 340 g de sels anioniques sont nécessaires.

Si la B.A.C.A. doit être implantée dans un troupeau, le sodium, le potassium, les chlorures et les sulfates doivent être intégrés dans les analyses de fourrages. Les substances tampons ne doivent pas être utilisées dans des rations acidifiées parce qu’ils vont contrer les actions de la B.A.C.A.

Traduction libre réalisée par Bruno Martin – Décembre 2010. Cette traduction a bénéficié des conseils techniques du Dr. Paul Henri HUOT.

Les mots entre parenthèses ont été ajoutés au texte original afin d’en favoriser la compréhension.